PONSO, ex-Chimpanzé de laboratoire du Liberia abandonné par le New York Blood Center sur une île de fleuve Bandama en Côte d'Ivoire actuellement au cœur d'une action d'urgence coordonnée par l'association ATO.
En Août dernier, les bénévoles de l’association ATO et du collectif SOS PONSO ont décidé de porter secours au Chimpanzé Ponso, seul survivant de « l’île aux chimpanzés ». A Grand-Lahou, tout le monde connaît Ponso mais rares sont ceux qui connaissant son histoire, et pour cause.
En 1983, Ponso et une colonie de 19 autres chimpanzés sont mis en retraite par le NYBC. Objectif : déplacer cette colonie vers une île du Fleuve Bandama en Côte d’Ivoire, pour ensuite les libérer dans un parc national gangréné par le braconnage : Azagny. Sauf que les choses ne se passent évidemment pas comme prévu : la colonie est massacrée par les chimpanzés sauvages présents sur l’île et les braconniers.
Les survivants au nombre de 9 sont alors rapatriés sur une petite île.
A cette époque, les locaux se souviennent des passages réguliers d’un docteur allemand, qui vient « vacciner » les chimpanzés tous les 3 mois. Mais un jour, tout s’arrête.
En 2013, on dénombre 2 chimpanzés survivants de la colonie sur l’île: Ponso et sa femelle Crecia. Ces miraculés ont survécu grâce à l’aide de Germain et de son père, qui habitent la rive d’en face et viennent les nourrir grâce à leur pirogue. Mieux, ils ont depuis eu deux enfants : la femelle Mimi et son petit frère Papu, tous deux des insulaires capables d’avancer profondément dans la lagune, à l’inverse de Ponso, qui craint l’eau comme la plupart des individus de son espèce. Mais en décembre de la même année, en moins de 48 heures, Ponso perd Crecia, Mimi et Papu. Tout laisse penser qu’une épidémie de fièvre tiphus qui frappait alors la région aurait aussi eu emporté le groupe de Ponso.
Germain se souvient de cette tragédie, car Ponso le voyant enterrer la dépouille de Crecia, se mit à imiter ses gestes, et recouvrit sa compagne. Il répéta l’opération pour Mimi le lendemain. La dépouille de Papu étant restée dans le nid, il ne pu être à son tour enterré.
Depuis, Ponso est seul. Il attend, répond aux chimpanzés sauvages de l’autre rive. Lorsqu’une pirogue passe, ou qu’une voiture se gare chez Germain, il appelle, tend les bras.
ATO coordonne actuellement le nourrissage quotidien de Ponso, pour parer au plus urgent.
Une collecte a été lancée par Laurence Duthu, au nom du collectif SOS PONSO et de l’association ATO afin notamment de parer aux besoins alimentaires de Ponso et permettre la visite d’un vétérinaire et le bilan de santé de Ponso.
Le commerce illégal de la faune constitue une part de business de plusieurs milliards de dollars. Autrement qualifié de "criminalité de l'environnement", ce commerce est de plus perpétré au détriment des populations pauvres et vulnérables. Plus spécifiquement le trafic des grands singes - les bonobos, les chimpanzés, les gorilles et les orangs- outans- ajoute des pressions supplémentaires et indésirables sur des espèces déjà menacées.
Ofir Drori fondateur et directeur de EAGLE NETWORK précise :
"À ce jour, les efforts de conservation des grands singes ont échoué. Année après année, des conférences et des séminaires sont célébrés sur un nouvel engagement pour sauver les grands singes, qui laisse les participants, ainsi que le public, avec un sentiment d'optimisme et de bien-être. Puis, année après année, nous sommes surpris de constater que les efforts de conservation affectent à peine la marche vers l'extinction des grands singes.
Mais pourquoi devrions-nous être surpris? Trop souvent, les efforts pour sauver les grands singes ont été conçus sans normes mesurables ou indicateurs qui pourraient conduire à des résultats tangibles. Un système qui manque de responsabilité et qui ne surveille pas ses progrès est voué à l'échec.
Pendant ce temps, les réseaux criminels organisés s'orientent vers une approche toujours plus rentable et sont occupés à faire grossir sans cesse et de façon illégale leur commerce des grands singes. Ce commerce international, que ce soit pour la viande de brousse ou pour le commerce des animaux de compagnie, est sophistiqué et est lié à d'autres formes de criminalité, comme le trafic de drogue et d'armes.
Le commerce illégal de singes a peu à voir avec la pauvreté. Il est plutôt généré par le riche et puissant.
Des enquêtes récentes révèlent que les principaux dealers de grands singes en ont chacun exporté des centaines. Ce nombre est seulement une fraction du nombre total de grands singes capturés pour le commerce, car certains (comme le gorille) sont sujettes à des taux de mortalité élevés pendant le processus de traite. Bien qu'il soit connu des autorités locales et des institutions internationales, ces criminels en liberté, se fondent dans la masse à l'aide d'un système de corruption et de complicité leur permettant de fonctionner avec une relative impunité.
Il y a un grand écart entre nos déclarations et nos actions. Si il y a un espoir pour assurer la conservation des grands singes, il réside dans un changement de paradigme majeur. Cessons donc de parler et recentrons nos efforts sur ce qui importe: l'application des lois et pour tous ! "
Le choix des itinéraires et le mode opératoire des trafiquants sont fondés sur une évaluation de trois facteurs:
• La probabilité et la taille du profit à faire
• La probabilité de se faire prendre
• La probabilité d'échapper à l'arrestation, le procès, les amendes ou l'emprisonnement.
En d'autres termes, combien d'argent peut être fait, quelle sont les risques, et quelles sont les options si arrestation.
En principe, le trafic d'espèces sauvages se fait de la manière suivante:
• Transport terrestres à pied, cheval, âne, moto et autres véhicules
• Transport par voie fluviale par les bateaux;
• Transport par mer par les navires;
• Transport aérien depuis la brousse ou depuis les pistes d'atterrissage, y compris les hélicoptères,
petits aéronefs et les grands avions de transport.
• Transport par des individus dans les bagages ou par les postes diplomatiques.
Carte des routes du trafic illégal des grands singes.
En Afrique, plus d'une vingtaine d'établissements de sauvetage, répartis dans 12 pays, se soucient collectivement du sort de plus de 1 150 chimpanzés, gorilles et bonobos, sauvés du commerce illégal. Bien que certains des sanctuaires ont été créés il y a plus de 40 ans, la plupart ont été créés à la suite de la crise de la viande de brousse et du trafic au marché noir qui a prospéré dans les années 1990.
Nul besoin de tester des produits cosmétiques sur les animaux, un pays de plus en a décidé ainsi. Le gouvernement Néo-Zélandais s'est donc orienté vers l'interdiction de l'expérimentation animale pour les "produits finis cosmétiques et leurs ingrédients". Ce pays n'est pas connu pour ce genre de pratique - et probablement il ne le sera jamais.
L'amendement du projet de loi de protection des animaux a passé la phase de débat le mardi 31 mars 2015 et a été promulguée les semaines qui ont suivis. Le Ministre du Secteur Primaire de la Nouvelle-Zélande, Nathan Guy, applaudi le geste symbolique.
"Pour le meilleur de notre connaissance, il n'a jamais été question d'expérimentation animale pour les cosmétiques en Nouvelle-Zélande, mais cet amendement va envoyer un message important. Ce genre de test est inacceptable pour les Néo-Zélandais et ne sera jamais entrepris ici."
La Nouvelle-Zélande est un endroit impopulaire à l'expérimentation animale - un récent sondage a révélé que 89% des adultes interrogés dans le pays ne soutiennent pas la pratique. L'expérimentation des produits cosmétiques sur les animaux, ce qui peut impliquer dans les actes à frotter des produits chimiques sur la peau rasée des animaux ou à l'égouttement des toxines dans les yeux, sont largement considérés comme cruel pour les cochons d'Inde, lapins, rats et autres petits animaux qui en sont victimes...
Parce que nous le valons bien ?
L'amendement à l'origine interdit l'expérimentation animale pour la médecine de manière générale, mais il a été remanié au Parlement et donc restreint aux cosmétiques. Pourtant, les défenseurs des animaux parle d'une victoire.
"Nous sommes ravis que les politiciens de la Nouvelle-Zélande ont pris cette étape importante pour voter contre ces cruels cosmétiques », a déclaré Claire Mansfield, un directeur de campagne pour Humane Society International.
La Nouvelle-Zélande n'est pas le premier pays à tourner le dos aux tests de cosmétiques sur les animaux. Les 28 pays de l'Union Européenne ont interdit cette pratique en 2009, mais aussi l'Israël, l'Inde et l'Etat brésilien de Sao Paulo. Maintenant, Australie, Brésil, Canada, Taïwan et les États-Unis envisagent également cette interdiction.
Plusieurs questions demeurent :
Est-ce que cela signifie que les produits cosmétiques vendus dans ces pays, ayant voté cette loi, sont également non-testés sur les animaux ? En France nombreux sont les produits cosmétiques vendus mais pourtant testés sur les animaux. Dans ce cas où sont-ils expérimentés ? Est-ce qu'il ne s'agit pas d'une victoire au goût amer de l'hypocrisie? Pourquoi interdire l'expérimentation sur son territoire mais cautionner leur commercialisation et donc la cautionner ailleurs ? Est-ce que cela a diminué réellement le nombre d'animaux victimes de ces actes de cruauté dans le monde ? ou juste reporter le problème ailleurs ? Le combat contre ce genre pratique ne fait continuer tant que les consommateurs achèteront ces produits.
En Indonésie, un juge a condamné à 18 mois de prison ferme Pat Dicky, un trafiquant majeur dans le commerce illégal d'espèces intégralement protégées comme l'orang-outan. Pourtant la réquisition du procureur était beaucoup plus sévère.
Dans le procès, le procureur a requis trois ans de prison. Les défenseurs de l'environnement déplorent ce verdict et ont demandé au procureur de ne pas accepter le verdict. Un délais de sept jours est accordé pour revoir cette décision.
Jugement du trafiquant - Indonésie
Conformément à la loi n ° 5/1990 ce trafiquant devrait être condamné à 5 ans de prison ferme et à payé une amende de 100 millions de roupies (environ 6700 euros).
Dicky a fait l'objet de plusieurs mois d'enquête et s'en est suivis un raid effectué par la police indonésienne, soutenue par les ONG COP et JAAN. En effet il a été saisi un total de 33 animaux sauvages de 14 espèces différentes. Pat Dicky aurait envoyé les animaux sauvages en l'Europe de l'Est, Moyen-Orient et en Thaïlande.
Ce vendredi 26 juin des touristes britanniques ont été pris dans une situation chaotique au"Parc Oasis Fuerteventura" aux îles Canaries, lorsque trois chimpanzés se sont échappés de leur enclos et ont attaqué et blessé trois personnes, dont un grièvement.
Les trois chimpanzés- appelés King, Cheeta et Felipa - ont retourné le zoo. La police finit par tirer sur eux à balles réelles, après que les tentatives de flèches anesthésiantes ont échoué. Deux des chimpanzés, King et Felipa, ont été tués, tandis que Cheeta a survécu après un traitement d'urgence donné par les vétérinaires.
Sur la photo, chimpanzé Cheeta recevant des soins médicaux après avoir fait l'objet de tirs par la police.
Voici les deux chimpanzés, King et Felipa,qui ont été tués par les policiers.
Les trois blessés sont un membre du personnel du parc et les deux propriétaires du zoo, dont l'un a été transporté dans un hôpital de Las Palmas. Il a du recevoir une opération de chirurgie plastique, selon le zoo. Dans un communiqué, l'erreur est à l'origine humaine ; le protocole de sécurité n'a pas été respecté. Les chimpanzés ont alors pris la fuite. Les propriétaires du parc, ont essayé, sans crainte, de les reconduire à leur cage de détention, en vain.
Le dimanche, le zoo, qui a récemment reçu un certificat d'excellence "TripAdvisor", a rapporté que Cheeta était pourtant proche de ses soigneurs. Les chimpanzés étaient détenus depuis environ une vingtaine d'années. Le parc, a rouvert dès le samedi, a décrit l'incident comme «le jour le plus triste dans l'histoire du "Parc Oasis Fuerteventura" depuis qu'il a ouvert ses portes en 1985.
Cette épisode tragique rappelle à quel point les animaux sauvages ont leur place dans la nature et non en captivité. Leurs besoins sont multiples et exigeants, et ne peuvent être assurés que par la nature. Qu'apprenons-nous vraiment des zoos ?
Le Professeur H. Hedigger du zoo de Munich, dit : « la cage était autrefois une chose dans laquelle un animal sauvage était enfermé contre son gré, principalement pour l’empêcher de s’échapper. Les animaux sauvages vivaient dans des cages, comme des forçats en prison. Ceci mena à l’idée, largement disparue aujourd’hui, mais qui couve encore chez certaines personnes qui ont très peu de connaissances sur les animaux, que les animaux dans les zoos étaient effectivement des détenus, innocents même, se languissant dans le chagrin, la tristesse et l’amertume de la perte de leur « liberté dorée » et mourant fréquemment du mal du pays ».
Du fait de la captivité de chimpanzés par l'humain, de nombreux accidents sont à déplorer. Lorsqu'ils sont nourrissons, ils sont encore maîtrisables et l'adjectif "mignon" vient souvent à l'esprit. Mais plus le chimpanzé grandit plus il gagne en force et caractère. A l'âge adulte il fait 5 à 7 fois la force d'un humain et les scientifiques ont comparé la puissance de leurs mâchoires à celles d'une panthère.
Février 2009, Nash Charla se fait attaquer par un chimpanzé captif, elle sera défigurée et mutilée. Le chimpanzé a été tué.
Il devient absurde de vouloir vivre aux côtés d'êtres aussi puissants, même s'ils sont enfermés en cage. De plus du fait de leurs conditions de "captifs", les chimpanzés développent de fortes frustrations qui se transforment en agressivité qui une fois échappés de leurs cages, peut annoncer une catastrophe. N'ayant jamais quitté leur petite surface pendant des années voire pour certains des décennies de détention, il leurs est difficile de s'adapter dans un environnement vaste et nouveau. Une fois dehors, les armes à feux seront pour la plupart leurs fins. En France, les zoos classent les chimpanzés en zone "rouge" signifiant "espèce dangereuse", donc ils peuvent faire l'objet d'abattage sur le champ.
Voici le réel habitat des chimpanzés
Rappelons que le sort des chimpanzés se joue dans leur habitat naturel. Le chimpanzé est une espèce menacée d'extinction. Les sanctuaires d'Afrique abritent plus de 3000 grands primates et primates tous victimes du braconnage, du trafic internationale et de la destruction de leur habitat (qui est le nôtre aussi) et ils sont presque tous condamnés à vivre toute leur vie en cage ou au moins dans des enclos de forêts. Ces sanctuaires font le maximum pour que leur existence soit la plus légère possible en imaginant un jour pouvoir les réhabiliter sur le long terme. Ils ont plus que jamais besoin d'aide pour continuer d'assurer la survie de nos cousins et des forêts tropicales.
Tous les sous-espèce du chimpanzé commun, Pan troglodytes, y compris le chimpanzé d'Afrique de l'Ouest, P. t. verus, sont actuellement classées comme menacées d'extinction par la Commission de Survie des Espèces (CSE) de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), ce qui signifie qu'ils sont confrontés à un risque élevé d'extinction à l'état sauvage (Oates et al., 2008). En outre, l'espèce est inclus dans l'Annexe I de la CITES, qui en effet interdit son commerce international (PNUE-WCMC 2011).
Quatre sous-espèces sont actuellement reconnues:
- les chimpanzés d'Afrique de l'Ouest, Pan troglodytes verus;
- les chimpanzés du Nigeria-Cameroun, P. t. ellioti;
- les chimpanzés d'Afrique Centrale, P. t. troglodytes;
- les chimpanzés de l'Afrique de l'Est, P. t. schweinfurthii (Oates et al 2008;. Oates 2011).
Les sous-espèce présente en Sierra Leone est le chimpanzé occidental, et se rencontre de l'Ouest du Sénégal jusqu'à Dahomey Gap ou peut-être à l'Est du fleuve Niger (Butynski 2003;. Gonder et al 2006; Colline 1969; Kormos et Boesch 2003).
Carte de la répartition des grands singes en Afrique.
Avec une population estimée entre 21 300 et 55 600, le chimpanzé de l'Afrique de l'Ouest est parmi les deux sous-espèces de chimpanzés les plus menacées, ce qui suggère que si on ne fait rien pour enrayer le déclin, il est fort probable qu'elle soit face à l'extinction dans un avenir proche (Kormos et al. , 2003). L' extinction a déjà probablement eu lieu dans trois de ses pays - le Bénin, le Togo et le Burkina Faso - et les populations au Sénégal, la Guinée Bissau et le Ghana sont très menacées (Butynski 2001).
La Sierra Leone se trouve dans l'aire naturelle des chimpanzés d'Afrique occidentale qui sont distribués dans tout le pays (Hanson-Alp et al., 2003). Une première estimation de Teleki et Baldwin (1981) a estimé le nombre de chimpanzés restants dans le pays entre 1500 et 2500 individus. Dans les années 1970 et dans les années 1980, la Sierra Leone était une source importante pour le commerce des chimpanzés vivants; la plupart ont été exportés pour la recherche biomédicale et de l'industrie du divertissement. Les estimations sur le nombre de jeunes chimpanzés exportés de la Sierra Leone varient largement mais de 1957-1968 selon les estimations, 2 574 chimpanzés ont été exportés de la Sierra Leone (Robinson 1971).
Bébé chimpanzé captif en Sierra Leone - photo Tacugama
Les dossiers détaillés des douanes de 1973-1979 montrent qu'un total de 1 582 chimpanzés vivants ont été exportés du pays, principalement aux États-Unis; Geza Teleki estime que plus de 2000 bébés ont été vendus à l'étranger durant les années 1970 (Teleki et Baldwin, 1981, Teleki 1980). Il est possible, par conséquent, qu'au moins 5.000 chimpanzés de la région ont été exportés via Freetown entre 1950 et le milieu des années 1980. D'après les rapports au Gouvernement de la Sierra Leone (GoSL) sur l'état de la population des chimpanzés en Sierra Leone, une interdiction présidentielle a été mis en place en 1985 interdisant le commerce vivants chez les chimpanzés et rends illégal le meurtre, la vente, la capture ou la détention des chimpanzés comme animaux de compagnie. Néanmoins, le commerce des chimpanzés en animal de compagnie a continué, souvent à la vue de tous (Teleki 1985).
Chimpanzé adulte utilisé dans les années 70 sur les plateaux de télé américains. Ici il a été mis sous anesthésiant après avoir tenté de s'échapper.
L'application de la loi était largement inexistante et il y avait de timides tentatives à sensibiliser le public sur le statut protégé des chimpanzés et autres animaux sauvages.
Geza Teleki, qui a examiné les pratiques de capture de trafiquants de la faune dans les années 1970-80, estime que pour chaque bébé chimpanzé captif vivant destiné à un laboratoire ou ailleurs, 5-10 chimpanzés ont été tués (la mère et souvent d'autres membres de la communauté sont tués soit pour la viande de brousse ou soit juste pour récupérer les nourrissons et tous les nourrissons ne survivent pas) (Teleki 1989). La population originelle ne sera jamais connue, mais il est possible de faire des estimations approximatives. Prenant les documents d'exportations ainsi que le témoignage du centre de sauvetage Tacugama et en utilisant une estimation prudente de cinq mortalités pour chaque capturé, ceux-ci pourraient représenter la perte estimée d'au moins 25 000 chimpanzés de la Sierra Leone (et peut-être avec les pays voisins) durant ces 60 dernières années.
En 1995, le Programme de la Sierra Leone Chimpanzee Rehabilitation (de SLCRP) a été mis en œuvre par Bala Amarasekaran travaillant avec le gouvernement et de la Société de Conservation de la Sierra Leone (CSSL). Cela a abouti à la création de "Chimpanzee Sanctuary Tacugama" (TCS) situé au sud de Freetown dans la Réserve de la forêt de la péninsule de l'Ouest (WAPFoR). L'existence du sanctuaire a considérablement amélioré la capacité du GoSL pour faire appliquer la loi de 1972 sur la conservation de la faune de la Sierra Leone à l'égard de chimpanzés. Tacugama a finalement permis aux chimpanzés détenues illégalement à être confisqués, soignés et réhabilités avec les leurs. Depuis Tacugama a confisqué les chimpanzés orphelins à un rythme d'environ une dizaine par an. En 2010 Tacugama a enregistré plus de 150 chimpanzés orphelins, dont la plupart ont été sauvés.
À la suite des recommandations de la réunion Panafricaine Sanctuary Alliance (PASA), tenue en Sierra Leone en 2008, Chimpanzee Sanctuary Tacugama (TCS) a entrepris un projet national de recensement des chimpanzés en 2009 et 2010 (Brncic et al., 2010). Les résultats de ce recensement confirment que : environ 5.500 chimpanzés sauvages restent en Sierra Leone
- plus de la moitié d'entre eux vivent en dehors des zones protégées
- ils sont à la baisse en nombre
- ils sont menacés par de nombreux facteurs.
Le recensement indique également que la Sierra Leone est probablement maintenant le troisième foyer ayant la plus grande population de chimpanzés en Afrique de l'Ouest après la Guinée et le Libéria. L'action de conservation urgente est nécessaire pour assurer que la Sierra Leone peut protéger ses chimpanzés restants et leurs habitats - en particulier dans les zones qui n'ont pas le statut de conservation.
Jeunes chimpanzés, Pan troglodytes verus, dans leur habitat naturel : la forêt
Topeng monyet : vêtus de costumes grotesques, masques et perruques de plastique acrylique, les singes dansants, épuisés et sévèrement mal-nourris, dansent chaque jour sous le soleil chaud et cela sur commande des passants le long de routes très fréquentées. On appelle ces singes les"Topeng monyet". Le tout dans les fumées toxiques de la circulation. Les détenteurs de singes attendent habituellement à l'ombre à quelques mètres. Ils tirent en permanence sur la chaîne lourde autour du cou de leur "esclave", exigeant des performances non-stop. Quarante pour cent des singes meurent déjà pendant l'entraînement.
A Jakarta, le combat juridique pour sauver les "Topeng monyet" s'est déroulée pendant cinq ans afin de faire interdire cette pratique du "singe danseur" . Le combat tente de s’élargir à travers l'Indonésie. Voir la vidéo (anglais).
Chaque année, le commerce illégal des animaux sauvages est une entreprise de plusieurs millions d'euros et plus de 3000 macaques crabiers sont estimés à être braconnés dans la forêt de Sumatra. Cette pratique les condamne à une vie de torture et de misère. Les macaques crabiers sont capturés dans la forêt après que la mère soit blessée ou tuée. Le braconnier arrache ensuite le bébé encore accroché au corps de la mère mourante. La plupart des bébés macaques sont utilisés pour la recherche pour les groupes pharmaceutiques internationaux ou les universités et les autres sont vendus à devenir des "Topeng monyet" les tristes célèbres "spectacle de danse" des singes.
Les braconniers sont payés 1.80 euros pour chaque singe qu’ils vendent à leur dealer, qui ensuite les revendent aux "amuseurs publics" à Jakarta pour 4.40 euros. Un macaque pleinement qualifié/entraîné peut être vendu jusqu'à 120 euros.
Classée sur la liste rouge de l'IUCN, (voir sa biologie) les macaques crabiers, très sociaux et intelligents, sont contraints de vivre dans l'isolement de petites caisses en bois sombres qui les conduisent rapidement à de graves problèmes émotionnels. En 2013, au moins 150 macaques ont été détenus de cette manière dans la zone de l'Est de Jakarta, au bidonville de South Cipinang Besar, tristement connu sous le nom de « Kampung Monyet » ou « Singe Village » où la majorité des habitants se disent «maîtres de singes ».
Un jeune bébé est forcé à l’entraînement, son corps pourra ou non supporter de telles
contraintes physiques et mentales qui lui seront infligés.
La pratique du "Topeng Monyet" a pris son essor dans les années 1980, pour divertir les enfants pauvres dans les villages [kampungs.] Au cours des dernières années les singes qui "dansent" commencèrent à s’étendre dans les zones citadines qui ont dégénéré rapidement en une réelle industrie et cela dans de nombreuses régions d'Indonésie.
Formation à mort
L’entraînement des macaques dure environ quatre à six mois, comprenant six ou sept heures de torture tous les jours pour apprendre à marcher debout et à faire de simples numéros. Les macaques survivant au processus de formation seront obligés d'effectuer chaque jour pendant cinq à 10 ans, jusqu’à ce qu’ils deviennent de plus en plus agressifs et incontrôlables. À ce stade, ils seront alors vendus à des restaurants spécialisés en cuisine exotique, où ils seront directement servis en repas "singe-cerveaux".
Ce qui suit est tiré d'une interview en caméra cachée, d’un journaliste infiltré de "Associated Press" et d’un propriétaire de singe connu sous le nom de Cecep. Il est résident du "Singe Village". Voir la vidéo (anglais).
Dans la vidéo on peut voir Cecep qui a mis un anneau de métal autour du cou de Toal, un macaque mâle, qui a un bras cassé d'un incident lié à sa "formation" antérieure. Son cou est alors relié à une corde qui est elle-même est reliée à des poteaux érigés de chaque côté du singe. Cecep a lié également les petits bras de Toal derrière son dos, ce qui provoque des cris du singe tant la douleur de son bras cassé lui fait mal.
Cette méthode de "singe suspendu " oblige le primate à ne compter que sur ses pieds pour obtenir une stabilité sur le sol, "ce qui le force à se redresser telle la posture humaine, "dit Cecep.
"Nous suspendons habituellement les singes pour une demi-journée avant de les libérer pendant quelques heures pour les nourrir. Après cela nous les entraînons encore pour quelques heures jusqu'à la journée soit terminée et nous les remettons en cages. Mais nous devons les frapper aussi ", dit Nanang, un autre « maître singe ».
"Certains « maître singe » laissent leurs singes toute la journée sans les nourrir et sans leur donner de pauses», dit Cecep.
La formation de « suspension » commence dès que le singe n’est plus nourri par sa mère, ou quand il est âgé d'au moins un an. Il faut une semaine à un mois pour un singe pour passer le cap de cette formation de base. «Parfois, ils n’y parviennent pas et ils meurent», dit Cecep.
Une fois que les singes ont réussi la formation de « suspension » et qu’ils peuvent marcher debout, les «maîtres » les forment à utiliser divers jouets et accessoires, comme une moto en jouet, lors de leur futur performance. "Nous les formons également à soulever des jouets lourds pour vérifier si ils peuvent vraiment se tenir debout, si ils ne peuvent pas, la période de formation de jouets prend plus de temps», dit Cecep.
Cecep montre comment il a formé un autre de ses singes, Odon, à monter une petite moto en bois et saluer un drapeau. Cecep donne les ordres en tirant sur la chaîne attachée à l'anneau qui est autour du cou du singe.
Il est «normal» de tirer dur, dit-il, et il ya une certaine façon de le faire sans casser le cou de l'animal.
"Les singes sont affamés et sont seulement nourris quand ils obéissent et font en sorte d’apprendre vite. S’ils ne sont pas assez forts physiquement, ils meurent au cours de la formation de base, mais certains meurent plus tard dans la phase de formation de jouet, puis leurs corps sont parfois simplement jeté dans la rivière ou un dépotoir ». dit Cecep .
Les propriétaires des singes possèdent de plus grandes cages qui peuvent contenir jusqu'à 15 singes entassés. Ils se mettent à louer les primates à des dresseurs pour 15000 Rupiah – soit 1,80 euros par singe et par jour, avec les accessoires de base composés d'un masque et d'un costume. Les propriétaires des singes facturent un supplément de 20.000 Rp pour la location des accessoires supplémentaires, (un vélo ou un instrument de musique).
Un singe macaque terrifié hurle de terreur à chaque fois qu’il est giflé.
Que le spectacle commence.
Déambulant dans un trafic intense, un petit singe chétif attaché à une lourde chaîne et portant un costume grotesque, un masque et une perruque, est forcé de se faufiler entre les voitures et de ramasser les pièces jetées par les fenêtres par les conducteurs qui passent. Debout sur leurs pattes arrières toute la journée, surchauffés en plein soleil alors qu'ils portent des vêtements lourds, les singes danseurs ont leur cous enchaînés constamment tirés par leur dresseur, qui lui reste à l'ombre à quelques mètres de là, à l'abri de la chaleur du soleil. Les petits singes mal-nourris travaillent jusqu'à l'épuisement tous les jours et parfois jusqu'à la mort.
Une femelle macaque fatiguée et maigre allaitant son bébé, et forcée de continuer à travailler toute la journée et tous les jours.
Si le singe ne répond pas immédiatement au tiraillement soudain de sa chaîne, il sera sévèrement puni, et ce qui entraînera de
plus grandes douleurs. Même les femelles singes qui allaitent leurs bébés
doivent "travailler" dans le but de gagner plus d'argent car les gens
voient le bébé téter sa mère ce qui rajoute à la "drôlerie", alors qu'il s'agit d'une exploitation
répugnante.
Debout sur les bords de routes toute la journée les singes
sont obligés d'avaler les fumées des voitures et des camions, qui sont particulièrement
puissantes en raison de la taille des singes et de la hauteur des pots
d'échappement des véhicules.
Contraint de faire des numéros stupides qui nécessitent de l'énergie et de l'endurance, alors que le singe est affamé et épuisé.
Après le transport et la location de singes, les dresseurs comme Cecep et Nanang peuvent espérer ramener chez eux jusqu'à 70 000 Rp -soit 4,40 euros, après plusieurs heures de spectacle dans la journée du côté de quelques-unes des routes les plus fréquentées de Jakarta. Cecep ajoute qu'il peut gagner un peu plus durant les weekends.
Aussi dur que le fait que les singes soient obligés de travailler plusieurs heures tous les jours, leur régime alimentaire pitoyable se compose uniquement de riz blanc ordinaire. Lors des représentations leurs maîtres leur donnent parfois des morceaux de fruits.
A chaque fois qu'un touriste s'arrête pour regarder, le dresseur ordonne au singe de marcher sur les mains, de s'asseoir sur un cheval à bascules ou sur un vélo dans l'espoir que le touriste laisse quelques pièces. C'est pourquoi il est très important que les touristes arrêtent de donner de l'argent aux singes ou à leurs propriétaires afin de ne pas encourager ces pratiques. Voir plus de photos.
Jakarta interdit les singes danseurs, et ailleurs ?
Après une bataille de 5 ans pour stopper les singes danseurs de Jakarta, l'interdiction a pris effet fin 2013 - mais seulement à Jakarta! Dés que les 11 premiers singes sur les 350 ont été confisqués aux propriétaires à Jakarta, d'autres dresseurs sont allés se cacher ou se sont relocalisés dans des régions comme l'ouest de Java, où ils sont toujours en activité aujourd'hui.
Le Jakarta Animal Aid Network (Réseau d'Aide aux Animaux de Jakarta) fait campagne depuis 2009 pour mettre fin au commerce de singes danseurs en raison de sa cruauté. Une porte-parole de JAAN, Femke Den Haas dit que les singes qui ont leurs dents coupées, sont affamés et sont obligés de rester suspendus la tête en bas pendant des heures pour les rendre plus dociles.
Selon la BBC, le président Joko Widodo a pris la décision de mettre fin aux spectacles de rue parce qu'il voulait protéger les humains des maladies qu'ils peuvent porter. Ces maladies incluent la rage, la tuberculose, l'hépatite et la maladie bactérienne, la leptospirose.
Le plan initial en 2011 était pour la municipalité de racheter tous les singes utilisés comme "amusement public" pour environ 75 euros et de les abriter dans une réserve de 1 hectare au zoo Ragunan de Jakarta, et les dresseurs et gardiens auraient bénéficié de formations professionnelles pour les aider à trouver de nouveaux emplois.
Un total de 81 singes danseurs ont été saisis en 2011 dans l'idée qu'ils soient replacés dans le zoo Ragunan, ou simplement relâchés dans la nature. Cependant, après avoir souffert pendant des années d'abus physiques et psychologiques, le zoo a refusé tous les singes, prétextant que ceux-ci souffraient de maladies et représentaient une menace pour la population d'animaux de l'établissement. De plus, les singes n'étaient pas capables de se débrouiller par eux-mêmes dans la nature.
Ce sont 14 macaques qui ont été euthanasiés suite à des contrôles positifs à la tuberculose et 67 autres ont été soignés et ont appris lentement à se sociabiliser avec les autres macaques; une étape importante après avoir passé une partie de leur vie aux côtés des humains.
En 2012, un groupe de 40 singes danseurs ont été confisqués par les autorités, et se sont révélés porteurs de diverses maladies y compris la tuberculose, l'hépatite, et la maladie bactérienne leptospirose.
En 2013, on estime que 350 singes danseurs ont été forcés à travailler dans les rues de Jakarta. Ces singes fortement traumatisés n'étaient plus en mesure de vivre avec d'autres primates dans les zoos et n'avaient aucun moyen de se défendre à l'état sauvage. Les autorités de Jakarta avaient initialement prévu que les confiscations des singes débuteraient en 2014 mais ont été forcées d'agir plus tôt en raison des conditions épouvantables dans lesquelles les singes vivaient.
Selon Haas "Tous les singes confisqués sont traumatisés et nécessitent au moins trois mois de quarantaine avant que nous puissions envisager de les libérer dans la nature, et quand bien même, cela doit être fait dans une zone où il n'y a pas de singes sauvages."
"Nous pensons que les singes sont mieux sur une île isolée comme l'île inhabitée de Pulau Seribu, la capital du district de Thousand Islands, où l'idée d'un centre spécial "Topeng monyet" pourrait être mis en place "d'après Haas.
Ces pratiques se produisent toujours dans les villes de Bandung et de Bekasi à l'Ouest de Java, même si le gouvernement local de Bandung envisage de bannir également les spectacles de singes.
Comment se portent les macaques crabiers sauvés ? Les macaques à crabiers, anciennement "singes danseurs", sont soignés par l'équipe JAAN dans le bâtiment gouvernemental de quarantaine dans le sud de Jakarta, où une équipe est sur place à temps plein, dont un vétérinaire qui est présent 24 heures/24.
Les singes, placés en quarantaine ont eu des «soins d'urgence» du fait qu'ils ont tous extrêmement soufferts non seulement de stress et de traumatismes, mais aussi de malnutrition et de diverses maladies, y compris des infections parasitaires. Ils étaient maigres et effrayés, recherchant du confort entre eux.
Après trois mois de quarantaine, les singes ont été installés sur une parcelle derrière le bâtiment de quarantaine où JAAN a construit des enclos. Un groupe à la fois est formé, avec le dernier introduit avec succès en juillet 2014, soit un total de quatre groupes.
La première étude nationale de la population de la faune du Libéria a été menée récemment, et a mis à jour environ 7.000 chimpanzés dans le pays. Cela fait du Libéria le berceau de la deuxième plus grande population de chimpanzés d'Afrique occidentale, et est donc potentiellement l'une des populations les plus viables et une priorité pour la conservation de l'espèce, selon Alex Peal, fondateur de la Société pour la Conservation de la Nature au Libéria.
Selon lui, le Libéria a les plus grands blocs de forêts continues en Afrique de l'Ouest qui fournissent un habitat pour de nombreuses espèces fauniques. En tant qu'expert en matière de conservation, M. Peal a divulgué en outre que la récente étude a révélé que la majorité des chimpanzés au Liberia vivent en dehors des zones protégées. Il dit également que suite à l'étude, l'Autorité de Développement Forestier (FDA- ADF) s'est engagée à établir un réseau biologiquement représentatif d'aires protégées couvrant au moins 30% de la superficie forestière du pays.
Actuellement, il y a seulement trois aires protégées au Libéria, le Parc National de Sapo, la Réserve Naturelle du Mont Nimba et la Réserve Communautaire du Lac Piso, dans le comté de Grand Cape Mount; représentant seulement 6% de la superficie forestière totale du Liberia, a-t-il dit.
"La combinaison de l'exploitation des ressources à grande échelle prévue pour le Libéria et le braconnage généralisé peut mettre en péril la survie des chimpanzés du Libéria et d'autres animaux sauvages", a observé M. Peal.
Dans certaines régions dit-il, les braconniers peuvent se spécialiser dans la chasse des chimpanzés car leur grande taille et le prix élevé de la viande font d'eux des cibles rentables.
Il a ajouté qu'une enquête sur la viande de brousse a décelé 58 carcasses de chimpanzés dans un camp de chasse « commercial » à proximité du Parc National de Sapo. La demande croissante des nourrissons de chimpanzés en Asie est un facteur majeur dans la disparition des chimpanzés.
Dans un communiqué, Peal dit, "Un outil de conservation et de protection de la faune : le développement de sanctuaires, et la prise en compte des crimes contre l'environnement. Les décrets, les lois nationales, internationales et traités existent pour assurer la conservation et la durabilité de l'environnement, de la biodiversité et donc des ressources naturelles du monde.
Ce type de crimes comprend le braconnage et le commerce illégal des espèces sauvages protégées. Des interventions en termes d’appui à l’application de la loi sont nécessaires pour protéger les espèces précieuses.
Les sanctuaires jouent un rôle vital dans la lutte contre le commerce illégal de la faune sauvage. Là où il n'y a pas de sanctuaire, il y a peu d'incitation pour les responsables de la faune à saisir les animaux victimes du trafic et à sensibiliser les communautés.
Par conséquent, il y a peu ou pas de confiscations et de poursuites en justice. Et pourtant les sanctuaires servent à secourir immédiatement, à réhabiliter, prodiguer des soins sur le long terme, et dans certains cas, libérer de nouveau les chimpanzés dans leur habitat naturel.
Les sanctuaires apportent beaucoup d’avantages locaux, sociaux, économiques et environnementaux, en plus de soutenir l'application de la loi. Ils offrent des possibilités pour les gens dans les communautés voisines d’apprendre davantage sur la faune, l'importance de la protection de l'habitat, et les lois régissant le commerce de la faune.
Les sanctuaires offrent des possibilités locales d'emplois et de formations, un marché pour les agriculteurs locaux, et le soutien à une variété d'autres entreprises. En outre, ils peuvent favoriser le développement de la vie locale et de moyens de subsistance alternatifs, en aidant à réduire la pauvreté.
Ils peuvent aussi fournir des prestations de tourisme lorsqu'il est correctement conçu et construit.
Nous nous sommes une fois de plus sortis d’une crise, dans cette petite nation ouest-africaine libérienne, où, après une récente campagne réussie pour sauver son peuple des griffes d'Ebola il y a de cela à peine quelques semaines, il existe un autre événement affligeant où une colonie de plus de soixante chimpanzés de laboratoire a été abandonnée sur six îles… Les grands singes ont été utilisés pour la recherche de vaccins pour produire des produits pharmaceutique pour les humains. "
Une campagne qui ne date pas d'aujourd'hui (2008) mais qui reste néanmoins une excellente campagne de sensibilisation sur les conditions de détention, d'exploitation, d'asservissement dont sont victimes les animaux exploités par le monde du cirque.
Ne soyez pas complices, boycottez et dénoncez les cirques !
"Roulez , roulez , Mesdames et Messieurs , garçons et filles pour le coup de fouet contre les blessures cuisantes de l'animal . Une salve d'applaudissements pour les cerceaux enflammés , les blessures et les chocs électriques . Venez voir les nombreuses cages notoires et les chaînes étroitement contraignantes ne permettant aucun échappatoire à des sessions de dressage interminables . Riez, applaudissez et rejoignez les routines répétitives quotidiennes typiques des animaux déprimés sujets à un grand stress. Tout le plaisir du cirque allant de ville en ville pour exhiber les animaux telles des caricatures humaines. Faire le pitre, ce n'est pas drôle du tout. Les cirques avec des animaux, ne soyez pas complices ".
Le Directeur, Dan Ashe, de US Fish and Wildlife Service (USFWS) a annoncé aujourd'hui la loi classant tous les chimpanzés, à la fois sauvages et en captivité, comme "en danger" en vertu de "l'Endangered Species Act" (ESA). Ils sont donc supprimés du statut "menacé" qui permettait certaines activités sur les primates autrement interdites en vertu de la ESA.
«L'extension de la protection des chimpanzés captifs au même statut que leurs cousins en voie de disparition à l'état sauvage va garantir un traitement "humain" et restreindre les activités commerciales en vertu de la loi sur les espèces en danger", a déclaré Ashe. Il rajoute "La décision répond à des menaces croissantes sur l'espèce et aligne le statut du chimpanzé avec les exigences légales existantes. En attendant, nous allons continuer à travailler avec les Etats pour contribuer à la sauvegarde des chimpanzés à l'état sauvage ".
Les menaces pour les chimpanzés sont nombreuses :
- la perte d'habitat
- le braconnage lié au trafic international
- les maladies
Tout cela s'intensifie et à noter que les populations sauvages sont menacées de disparition depuis 1990.
Ces menaces sont exacerbées par la pression croissante de l'exploitation des ressources naturelles au profit de l'industrie.
Le taux de reproduction des chimpanzés est qualifié de lent, face à la perte importantes des individus, c'est pourquoi l'avenir du chimpanzé n'est pas garanti.
La loi ne permet pas aux animaux détenus en captivité d'avoir un statut juridique distinct de leurs homologues sauvages sur la base de leur état "captif". En 2010, le Service USFW a reçu une pétition signée par une coalition d'organisations, y compris l'Institut Jane Goodall, de considérer tous les chimpanzés "en danger", ce qui incite grandement à l' examen formel de la situation des chimpanzés en vertu de la ESA.