PONSO, ex-Chimpanzé de laboratoire du Liberia abandonné par le New York Blood Center sur une île de fleuve Bandama en Côte d'Ivoire actuellement au cœur d'une action d'urgence coordonnée par l'association ATO.
En Août dernier, les bénévoles de l’association ATO et du collectif SOS PONSO ont décidé de porter secours au Chimpanzé Ponso, seul survivant de « l’île aux chimpanzés ». A Grand-Lahou, tout le monde connaît Ponso mais rares sont ceux qui connaissant son histoire, et pour cause.
En 1983, Ponso et une colonie de 19 autres chimpanzés sont mis en retraite par le NYBC. Objectif : déplacer cette colonie vers une île du Fleuve Bandama en Côte d’Ivoire, pour ensuite les libérer dans un parc national gangréné par le braconnage : Azagny. Sauf que les choses ne se passent évidemment pas comme prévu : la colonie est massacrée par les chimpanzés sauvages présents sur l’île et les braconniers.
Les survivants au nombre de 9 sont alors rapatriés sur une petite île.
A cette époque, les locaux se souviennent des passages réguliers d’un docteur allemand, qui vient « vacciner » les chimpanzés tous les 3 mois. Mais un jour, tout s’arrête.
En 2013, on dénombre 2 chimpanzés survivants de la colonie sur l’île: Ponso et sa femelle Crecia. Ces miraculés ont survécu grâce à l’aide de Germain et de son père, qui habitent la rive d’en face et viennent les nourrir grâce à leur pirogue. Mieux, ils ont depuis eu deux enfants : la femelle Mimi et son petit frère Papu, tous deux des insulaires capables d’avancer profondément dans la lagune, à l’inverse de Ponso, qui craint l’eau comme la plupart des individus de son espèce. Mais en décembre de la même année, en moins de 48 heures, Ponso perd Crecia, Mimi et Papu. Tout laisse penser qu’une épidémie de fièvre tiphus qui frappait alors la région aurait aussi eu emporté le groupe de Ponso.
Germain se souvient de cette tragédie, car Ponso le voyant enterrer la dépouille de Crecia, se mit à imiter ses gestes, et recouvrit sa compagne. Il répéta l’opération pour Mimi le lendemain. La dépouille de Papu étant restée dans le nid, il ne pu être à son tour enterré.
Depuis, Ponso est seul. Il attend, répond aux chimpanzés sauvages de l’autre rive. Lorsqu’une pirogue passe, ou qu’une voiture se gare chez Germain, il appelle, tend les bras.
ATO coordonne actuellement le nourrissage quotidien de Ponso, pour parer au plus urgent.
Une collecte a été lancée par Laurence Duthu, au nom du collectif SOS PONSO et de l’association ATO afin notamment de parer aux besoins alimentaires de Ponso et permettre la visite d’un vétérinaire et le bilan de santé de Ponso.



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