lundi 29 juin 2015

Cage ou pas cage ?

Ce vendredi 26 juin des touristes britanniques ont été pris dans une situation chaotique au"Parc Oasis Fuerteventura" aux îles Canaries, lorsque trois chimpanzés se sont échappés de leur enclos et ont attaqué et blessé trois personnes, dont un grièvement. 
Les trois chimpanzés- appelés King, Cheeta et Felipa - ont retourné le zoo.  La police finit par tirer sur eux à balles réelles, après que les tentatives de flèches anesthésiantes ont échoué. Deux des chimpanzés, King et Felipa, ont été tués, tandis que Cheeta a survécu après un traitement d'urgence donné par les vétérinaires.

Sur la photo, chimpanzé Cheeta recevant des soins médicaux après avoir fait l'objet de tirs par la police.

Voici les deux chimpanzés, King et Felipa,qui ont été tués par les policiers.
Les trois blessés sont un membre du personnel du parc et les deux propriétaires du zoo, dont l'un a été transporté dans un hôpital de Las Palmas. Il a du recevoir une opération de chirurgie plastique, selon le zoo. Dans un communiqué, l'erreur est à l'origine humaine ; le protocole de sécurité n'a pas été respecté. Les chimpanzés ont alors pris la fuite. Les propriétaires du parc, ont essayé, sans crainte, de les reconduire à leur cage de détention, en vain. 

Le dimanche, le zoo, qui a récemment reçu un certificat d'excellence "TripAdvisor", a rapporté que Cheeta était pourtant proche de ses soigneurs. Les chimpanzés étaient détenus depuis environ une vingtaine d'années. Le parc, a rouvert dès le samedi, a décrit l'incident comme «le jour le plus triste dans l'histoire du "Parc Oasis Fuerteventura" depuis qu'il a ouvert ses portes en 1985.

Cette épisode tragique rappelle à quel point les animaux sauvages ont leur place dans la nature et non en captivité. Leurs besoins sont multiples et exigeants, et ne peuvent être assurés que par la nature. Qu'apprenons-nous vraiment des zoos ? 

Le Professeur H. Hedigger du zoo de Munich, dit : « la cage était autrefois une chose dans laquelle un animal sauvage était enfermé contre son gré, principalement pour l’empêcher de s’échapper. Les animaux sauvages vivaient dans des cages, comme des forçats en prison. Ceci mena à l’idée, largement disparue aujourd’hui, mais qui couve encore chez certaines personnes qui ont très peu de connaissances sur les animaux, que les animaux dans les zoos étaient effectivement des détenus, innocents même, se languissant dans le chagrin, la tristesse et l’amertume de la perte de leur « liberté dorée » et mourant fréquemment du mal du pays ».

Du fait de la captivité de chimpanzés par l'humain, de nombreux accidents sont à déplorer. Lorsqu'ils sont nourrissons, ils sont encore maîtrisables et l'adjectif "mignon" vient souvent à l'esprit. Mais plus le chimpanzé grandit plus il gagne en force et caractère. A l'âge adulte il fait 5 à 7 fois la force d'un humain et les scientifiques ont comparé la puissance de leurs mâchoires à celles d'une panthère.

Février 2009,  Nash Charla se fait attaquer par un chimpanzé captif, elle sera défigurée et mutilée. Le chimpanzé a été tué.
Il devient absurde de vouloir vivre aux côtés d'êtres aussi puissants, même s'ils sont enfermés en cage. De plus du fait de leurs conditions de "captifs", les chimpanzés développent de fortes frustrations qui se transforment en agressivité qui une fois échappés de leurs cages, peut annoncer une catastrophe. N'ayant jamais quitté leur petite surface pendant des années voire pour certains des décennies de détention, il leurs est difficile de s'adapter dans un environnement vaste et nouveau. Une fois dehors, les armes à feux seront pour la plupart leurs fins. En France, les zoos classent les chimpanzés en zone "rouge" signifiant "espèce dangereuse", donc ils peuvent faire l'objet d'abattage sur le champ. 

Voici le réel habitat des chimpanzés
Rappelons que le sort des chimpanzés se joue dans leur habitat naturel. Le chimpanzé est une espèce menacée d'extinction.  Les sanctuaires d'Afrique abritent plus de 3000 grands primates et primates tous victimes du braconnage, du trafic internationale et de la destruction de leur habitat (qui est le nôtre aussi) et ils sont presque tous condamnés à vivre toute leur vie en cage ou au moins dans des enclos de forêts. Ces sanctuaires font le maximum pour que leur existence soit la plus légère possible en imaginant un jour pouvoir les réhabiliter sur le long terme.  Ils ont plus que jamais besoin d'aide pour continuer d'assurer la survie de nos cousins et des forêts tropicales. 

OlgaO d'après l'article du Dailymail  

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